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Ruarus Martin


Eglise de Krempe 15 ème siècle

Ruarus Martin

  

Ruarus Martin(Allemand. Ruar,) natif de Krempe, en Holtein, naquit dans l'année 1558, ou 1559. Son père était Pasteur de l'Eglise Luthérienne Évangélique, et Recteur d'une école à Krempe. Martin fut l'aîné de trois fils. Son frère Joachim embrassa les mêmes vues religieuses que lui-même, mais Pierre continua dans l'orthodoxie, et devint Pasteur de l'église de Breitenburg, une petite ville sur le Stoer, près de Krempe. Martin et Joachim furent connus par le nom de Crispici parmi les frères unitariens, en allusion à Krempe, leur ville native, pour Krämpel, en Allemagne, dénotant le même nom que Crispicus en Latin. Martin était appelé Aretius Crispicius, le nom Aretius dérivant du grec , Mars, et correspond avec le nom chrétien de Martin. Il fut aussi familièrement connu parmi ses compagnons par le nom de Martin Noster.    

Il reçut les rudiments de son éducation sous Huswedel, à Hambourg, après il étudia à Rostock et Altorf. Il alla à Altorf, le 16 Mai 1611, quand il atteignit l'âge de vingt deux ans, et forma à cet endroit une amitié avec Ernest Sohner. A l'exception d'un court intervalle, lequel il le passa à Rakow, il resta à Altorf jusqu'à l'année 1616, et voua la grande partie de ce temps à l'étude de la philosophie et de la philologie. Il ne poursuivit pas un cours exclusif d'étude, mais recueillit les fleurs et les fruits de la littérature, d'où son raffinement. Il souhaita faire apparaître, que le principal objectif de ses études était la jurisprudence.
 
Au début, il montra une aversion pour les opinons de Sohner, mais après longtemps, et à beaucoup d'autres, il leur donna son adhésion. Pourtant il ne fut pas d'accord avec son maître sur tous les points, car il était fréquemment perplexe pour ce que Sohner pensait, et, en fait, une personne qui conversait avec Sohner ou entendait ses lectures ne pouvait dire avec certitude quelles étaient ses idées.
 

Ruarus, ne décida pas de se lier à n'importe quel corps religieux, jusqu'à ce qu'il puisse trouver où la vérité se situait. Une fois persuadé par Conrad Rittershusius et David Hoeschelius, il fut préparé à publier une traduction d'un certain discours de Gregory de Nyssa contre les ariens, mais il souhaita apprendre de Sohner, par quels arguments il défendrait la doctrine de Socin contre la doctrine de Grégory, s'il se sentait capable de réfuter ces arguments, il pourrait les ajouter à la réfutation, pour sa version du discours de Gregory. Mais quand il se rappela, en partie des idées de conversation avec Sohner et en partie des livres fournis par lui, tous les matériaux nécessaires pour proposer la réfutation, il arriva à la conclusion, que la prépondérance des preuves scripturales devenait une couverture pour le socinianisme. La mort de Sohner eut lieu dans l'année 1612, Ruarus fit pour son précepteur un élégant poème en latin, et devint le leader de l'église crypto-socinienne de l'université d'Altorf.    

Quittant Altorf, avec l'attention d'aller à Strasbourg, accompagné par son élève, Burghstorph, il obtint de la Faculté de Philosophie d'Altorf un honorable témoignage, portant la date du 14 août 1614. Il alla auparavant, ce qui était inconnu de tous, et sans même avoir informé ses parents et ses tuteurs le vrai objet de son séjour, à Rakow, le principal siège du socinianisme en Pologne, et ayant contracté ici une amitié avec les leaders sociniens, il retourna à Altorf, et maintint si profondément le silence sur ce sujet, que presque personnes suspecta ses réelles motivations en visitant ce pays. Il communiqua plus cependant, avec son ami Joachim Peuschel, pour lequel, vers Pâque 1614, il écrivit un compte particulier de son séjour et de la flatteuse réception qu'il y rencontra. De cette lettre pour son ami, il apparaît que pour la première célébration du Repas du Seigneur, après son arrivée, Smalcius lui demanda et aux Frères d'Altorf d'être tous présents. Immédiatement après ceci, Jérôme Moscorovius, au nom du reste, lui offrit une amicale bienvenue et il retourna ses remerciements pour ces actes de bonté dans un étendu discours. Durant son séjour à Rakow, il fut l'invité de Jacques Sieninius, Palatin de Polodie. Il passa deux heures par jours à converser avec Smalcius et à discuter sur divers passages des Saintes Ecritures. A ces intéressantes rencontres, Jérôme Moscorovius, fut présent, et quand sa santé lui permit, Paul Krokier, Recteur du collège de Rakow et Statorius, ou Stoinski, l'un des Ministres des lieux. Les amis de Ruarus désirèrent qu'il apprenne la langue polonaise, mais il la trouvait très difficile, et sa déclinaison étant si grande, qu'il en fit pratiquement aucune compétence, bien qu'il ne désespérait pas d'en devenir maître finalement. Le reste de son temps était pleinement et agréablement employé à d'autres occupations, lesquelles, disait Peuschel, lui laissèrent peu de loisirs pour entretenir une correspondance avec ses amis à distance.  

Il retourna à Nuremberg et Altorf au début de l'année 1615, et de cette époque il devint un diffuseur actif de ses principes nouveaux. En quittant la Pologne, il adressa une lettre d'adieu à Jacques Sieninius, dans laquelle il exprima ses humbles remerciements et reconnut la bienveillance qu'il avait reçue, pendant son séjour dans le manoir de ce noble hospitalier. 

On pense généralement que Ruarus alla immédiatement d'Altorf à Strasbourg: mais il semble, à partir de sa propre correspondance, qu'il était à Paris, au début de l'année 1616. Son ami proche, Michel Piccart, l'un des Professeurs à Altorf, après lui avoir écrit son texte, qu'il était accusé d'être "un déserteur de leurs institutions sacrées, un semeur d'impiété et un corrupteur de la jeunesse de l'endroit", il répondit, dans une lettre, datée de Janvier 1616, à Paris, qu'il avait fait sa grande entreprise, que personne ne puisse s'empirer en s'associant avec lui, et que, peut-être, la chose principale que son adversaire avait à jetée pour son accusation, qu'il s'opposa aux mœurs corrompues de l'époque, pour lesquelles il déclare qu'il avait travaillé de toutes ses forces. "Je me réjouis", dit-il, "que j'ai ce défaut, si c'en est un, en commun avec vous, mon ami, avec tous les bons hommes, avec les saints apôtres, et avec mon Seigneur et mon Dieu, Jésus Christ lui-même". Il conclut sa lettre ainsi. "Que le Seigneur Jésus, qui est Dieu sur toutes choses, béni éternellement, pardonne mon ennui: auquel soin je vous félicite chaleureusement, mon cher Piccart et à tous les vôtres". 

Vogel et Peuschel étaient ses amis proches quand il était à Altorf, et professaient tenir les mêmes vues religieuses que lui-même, mais quand il partit, ils laissèrent passer le temps de la tempête, qui avait pendant un temps couvert, mais leur courage les laissa tomber et ils rejetèrent toute la faute sur Ruarus, alors absent. 

Peu après son arrivée à Strasbourg, le sénat et l'université de cette ville reçurent une lettre des autorités à Nuremberg, datée du 19 avril 1616, leur conseillant d'être sur leurs gardes contre un homme, qui avait activement contribué à propager l'hérésie, et d'instituer une enquête sur les accusations portées contre lui. Le sénat de Strasbourg commissionna Jean Bechtold, Professeur de Théologie, et Jean Taufrer, Recteur de l'université, d'examiner Ruarus, et Zeltner inséra leur rapport, après longtemps, écrit en Allemand, dans son histoire du cryto-socianisme d'Altorf. Dans son examen, Ruarus nia qu'il avait toujours donné son assentiment aux opinions de Photinus, mais admit qu'il avait, par voie d'exercice, proposé et défendu certains doutes, durant les débats tenus dans l'université d'Altorf, qui avait été le moyen d'exciter ces suspicions contre lui, et que M. Schopper n'avait pas répondu à ses arguments comme il le pouvait, et aurait du l'avoir fait. On lui demanda, s'il croyait que Jésus est le Vrai Dieu ? Il répondit par l'affirmatif. On lui demanda aussi, s'il croyait qu'il est le Dieu Eternel ? Il répondit, qu'il ne niait pas la divinité éternelle du Christ, mais qu'il en doutait. Il expliqua sa déclaration, "C'est le Vrai Dieu et la vie éternelle" (I Jean vers. 20) pour Christ, pendant qu'il disait, qu'il avait des doutes, non au sujet de sa véracité, mais pour sa déité éternelle. On lui demanda, s'il avait partagé le Repas du Seigneur à Strasbourg ? Il répondit par la négative, en raison qu'il voyait ses méchants et impies hommes autorisés à partager, et faire en fait son partage. On lui demanda, s'il avait tenté de propager l'hérésie ? Il nia qu'il l'avait fait, allégeant, qu'il n'avait jamais forcé ses opinions sur d'autres, mais les avait soigneusement gardées pour lui, et ne souhaitait mener personne en disgrâce à Strasbourg, comme il avait envisagé un séjour dans son propre pays, dans le cours de ces quelques jours. Dans le même temps, il fut privé de son héritage paternel en Holstein, et l'indignation de beaucoup de ses anciens amis était excitée contre lui.    

Il quitta Strasbourg au milieu de l'été 1616, et, dans l'automne de la même année, Jean kirchmann, de Lubeck, ainsi écrivit à Michel Piccart de lui. "Je suis désolé d'entendre ce que vous disait au sujet de Ruarus. Il me revient à l'esprit que quelques jours avant, sur son retour des Pays Bas, où il me dit qu'il avait été envoyé par le gardien de ses pupilles, d'attendre les funérailles d'Ernest Ludwig un Burghstorph, et pour qui notre ami, Heinsius, prononça une élégante oraison funéraire. Je lui dis exactement ce que j'entendis au sujet de sa désertion d'auprès des photiniens, et qu'il ne l'avait pas auparavant supposé capable d'une telle apostasie, mais que de nombreuses circonstances m'induisent maintenant à donner du crédit aux rumeurs publiques. Il répondit, qu'il n'était pas en son pouvoir d'empêcher les hommes de penser, ou parler ainsi de lui, mais qu'il avait sa conscience de n'avoir rien fait qui ne convenait pas. Il dit, que l'auteur de ce rapport était un livonien, qui avait été ordonné, par l'un des Professeurs de l'université de Königsberg, à rappeler les arguments des photiniens, et qu'il avait assisté ce livonien, qui maintenant l'insulte si indignement. Sa lettre, que je vous ais envoyée à lire, m'induit à donner un peu de crédit à ce qu'il dit. Mais autant qu'il était possible pour ceci, le sénat de Nuremberg agit d'une manière propre et méritoire, en décrétant que les livres néfastes de cette sorte soient brûlés publiquement par le crieur public, et les disciples de cette impiété à quitter leur territoire. Pendant que votre université avait commencé de donner une mauvaise réputation à ce nom, et il y avait certaines personnes de haut rang dans cette ville, qui exhortaient ceci comme objection, quand je recommandais immédiatement quelques étudiants pour vous. Mais maintenant, j'espère que le sinistre rapport sera réfuté, quand ce décret de votre sénat sera connu, lequel notre premier Prédicateur, un court temps avant, publiquement citait, en la présence de sa congrégation, quand il devint au courant de votre lettre, que je lui avais donnée à lire".
 
Jugeant de ce long extrait, alors la réponse de
Ruarus aux questions qui lui furent posées à Strasbourg, ici, il peut y avoir une certaine apparence de duplicité dans sa conduite, mais il y a des raisons satisfaisantes de supposer, que, bien qu'il ait abandonné la doctrine reçue de la Trinité, qu'il croyait toujours Jésus Christ pour être le Vrai Dieu, alors qu'il ne permettait pas qu'il soit le Dieu éternel. "Le lecteur", dit le Révérend Théophile Lindsey, "serait curieux de voir, comment Socin maintiendrait que le titre de vrai Dieu puisse être donné au Christ, dans sa réponse sur quelques propositions qui lui refusent ce titre".
"Prop. 1. Le même Dieu que l’Église des hébreux adorait, l’Église Chrétienne adorait, nommément, le créateur du ciel et de la terre. 'Socin.' Ceci est accordé, dans l'honnêteté, et plus littéralement accepté par les mots.' Prop. 2. Depuis que l’Église des hébreux le possédait, nommément, le Créateur du ciel et de la terre, ainsi aussi fait que l’Église Chrétienne le reconnaît pour être un autre vrai Dieu, et aucun autre au dessus de lui. 'Socin.' Si, par ce terme, vrai Dieu, est compris l'éternel, existant de par lui-même, la proposition est vraie. Mais, si, par celui-ci on comprend, un qui avait une véritable puissance divine et domination, ce n'est pas vrai. Mais bien que l’Église des hébreux ne reconnaissait pas un tel vrai Dieu, sauf celui qui était le Créateur du ciel et de la terre, l’Église Chrétienne le reconnaissait autrement le vrai Dieu, nommément, l'homme Jésus de Nazareth, appelé le Christ, qui après longtemps, (après avoir été longtemps supposé,) dans les règnes des Empereurs
Auguste et Tibère, qui d'abord naquît, fut montré, et devint connu pour le monde, avait alors cette divine majesté conférée sur lui, par le créateur du ciel et de la terre.'" (These de Christo a verra Divinitate excludendo, misi sit Croator Coeli et Terrae. Socini Opera, Vol. I. p. 285.) Sur ce point Ruarus ne fit pas plus que d'adopter les idées dominantes chez les unitariens Polonais.  

Ensuite, il quitta Strasbourg, et fit le tour de l'Allemagne, du Danemark, de l'Angleterre, des Pays Bas, de l'Italie et de la France, puis alla en Pologne. Ici, il fut nommé compagnon des fils d'un gentleman, du nom de Caspar Seck, dans les environs de l'année 1618, et il voyagea avec eux à travers l'Allemagne, les Pays Bas, l'Angleterre, et la France. Il était à Leyden dans cette année, et celle qui suivit, il la passa à Londres. Bien qu'en Angleterre, il fut fortement sollicité pour prendre sa résidence à Cambridge, avec la promesse d'un poste de Professeur, valant une centaine par an, en s'établissant dans un des collèges, et le privilège de prendre des pupilles, pour lequel il était calculé, qu'il pourrait lui rapporter un autre cent : "Une grande tentation," il écrit, "pour un homme comme moi, dans d'indigentes circonstances, et pour un qui presque toujours sent l'odeur de la fortune, spécialement, alors, ici c'était une méthode se proposant à moi, par laquelle je pourrais faire facilement en une certaine mesure un point de ma conscience, en déchargeant les devoirs de ma situation, pour une circonstance dont j'avais bien raison d'être alarmé. Mais l'amour de la liberté rapporte mieux que toutes ces séductions, car je vois que je devrais être entièrement enchaîné dans beaucoup d'aspects, ou plutôt, il y a l'amour pour le Meilleur et le plus Grand des Etres qui prévaux, dont je ne me résoudrait pas de servir furtivement, mais ingénieusement et ouvertement, à la face du monde". (Ruari Epp. Cent. i. N. 10.)    

Dans l'automne de 1620, il était à Frankfort, comme nous l'apprenons d'une lettre qu'il adressa à Francis Limborch, dans laquelle il fit allusion au travail de Volkelius, "De Vera Religione" (Sur la vraie Religion) comme un corps sans tête, Crellius n'ayant pas alors fini l'introduction du chapitre, lequel s'était engagé de fournir, mais qui ne fera pas son apparition avant dix ans par la suite. Au retour de Ruarus en Pologne, il résida dans l'état de son patron, Caspar Sack, et Crellius arrêta sa fonction de Recteur au collège de Rakow, dans le but de se vouer exclusivement aux devoirs de sa fonction ecclésiastique, et Ruarus fut nommé pour lui succéder, dans le mois de mai 1621. La célébrité de ce lieu d'éducation était alors à un haut degré. Il était fréquenté par plusieurs centaines de jeunes nobles de naissances, dont beaucoup parmi ceux-ci étaient des communautés évangéliques et catholiques, et le Rectorat,  pour un certain temps, fut l'objet de l'ambition de Ruarus. Mais bientôt, la lassitude grandit pour ses ardus devoirs, et il arrêta son poste en 1623.    

Dans les environs de cette période, une opportunité se présenta, laquelle avec plaisir il embrassa, pour accompagner lors de leurs voyages, André Wissowiatius, Joachim Pastorius, Georges Niemericius, Nicolas Lubieniecius, et Pierre Stuchodolius, avec qui il visita la France, Italie, les Pays Bas, l'Angleterre et le Danemark, aussi bien que de nombreuses parties de l'Allemagne et de la Pologne. Durant ces voyages, il fit connaissance avec plusieurs personnes littéraires les plus éminentes de cette période, et particulièrement avec Grotius, qui avait une grande considération pour lui, et avec qui, par la suite, il garda toujours une amicale correspondance. De retour de cette agréable tournée, il prit encore son domicile avec son ancien patron, Caspar Sack, durant sa résidence avec qui, il fit occasionnellement des excursions à différents endroits. En 1624, il passa quelque temps à Dantzic. En 1627 et 1628, il visita l'université de Frankfort. En 1629, il alla à Bremen.  En 1630, il eut un élève appelé Cicovius, ou Cicowski, et dans la même année il fut employé pour une mission à Dantzic. En 1631, il manifesta un fort désire de s'installer à Dantzic, et, dans la même année, il fut délégué, par le synode de Rakow, afin de déterminer la probabilité d'une union des églises des sociniens et des remonstrants, ce pour quoi il entreprit un voyage aux Pays Bas. Il retourna à Dantzig dans les années 1632, et fut présent lors du synode de Rakow en 1633. Ce fut l'année où Crellius mourut, et Ruarus fut jugé la personne la plus apte et appropriée pour mener à leur terme des travaux que Crellius avait commencés. Il fut donc décrété par le synode, qu'il devrait venir à Rakow, au cours de l'hiver suivant, et que la correspondance étrangère devrait, en même temps, être confiée à un autre. 

Ayant l'intention de promouvoir les intérêts privés de sa propre église à Dantzick, il prit le temps indiqué à cet effet. Il avait pour habitude de se réunir deux fois par semaine, d'une façon sociable, avec dix ou douze amis, de différentes confessions religieuses, y compris des catholiques, comme des protestants, et à ces rencontres sociables, qui avaient lieu en rotation dans les maisons de ceux qui y participaient, toutes les personnes étaient autorisées à proposer pour la discussion un passage des Saintes Écritures, ou un thème controversé religieux, et  étaient autorisées à exprimer leurs opinions sur celles-ci, sans la moindre restriction. Par ce moyen, chacun contribua sa part au fond commun d'information et Ruarus insensiblement gagna en bonne influence et acquit un degré considérable d'influence sur elles, en ne pressant pas son propre point de vue anormalement, ou offensivement, et en permettant les observations de chacune pour tout le poids et l'importance auxquels elles avaient droit. Grotius, dans une lettre à Nicolas Reigersberg, datée du 19 décembre 1637, témoigne de la haute estime qu'il eut parmi les membres de l'église réformée à Dantzig, en raison de son comportement doux et conciliant. Mais un tollé se souleva contre lui par certains fanatiques, il fut expulsé de la ville de Dantzig et prit ses quartiers à Strassin, et dans un village voisin où il continua de propager ses opinions, en dépit de l'opposition de l'Evêque de Cujavia. Il fut protégé de la persécution par le patronage de plusieurs éminents nobles polonais, qui, bien qu'ils différenciaient sur des points de doctrine, ils le respectaient pour son érudition. Son principal patron était le célèbre guerrier, Stanislas Koniekpolski, Grand Général de Pologne, un catholique romain, qui lui procura, en 1643, du Roi Vladislav le quatrième, le diplôme de Secrétaire Royal, avec tous les privilèges appartenant à cette dignité, qui fut confirmé, par le patronage de Koniskpolski, par le Roi Jean Cassimir, en 1649. Le célèbre Calixte fit tout son possible pour le convertir à la foi luthérienne, lors d'une conférence tenue à Thorn en 1646, mais ses efforts restèrent sans succès.

Bien que Ruarus se réclamait du socinianisme de toute son âme, nous lisons maintenant ici, qu'il se rebaptisa. Cela n'était pour une profonde nécessité. Hoornbeek en effet dit, dans son "Summa Contrversiarum" (L. v. p. 371, Ed.2,) "Un anabaptiste c'est un socinien illettré, mais un socinien est un érudit anabaptiste". Aucune de ces affirmations, cependant, n'est vraie, si nous prenons le mot anabaptiste dans son sens propre, et de le comprendre pour signifier un défenseur d'un baptême à nouveau ou pour rebaptisant. Il y eut, dans le temps de Ruarus, comme ils le sont toujours, un nombre d'anabaptistes illettrés, qui étaient opposés décidément au système doctrinal des sociniens, et il y avait aussi des sociniens, qui, bien qu'ils se satisfaisaient que les adultes soient les seuls sujets au baptême, et que l'immersion était le seul mode scriptural d'administration de ce rite, soit qu'il est proposé à personne sauf aux prosélytes, ou qu'il n'est pas pensé pour être observé comme un standard et une ordonnance perpétuelle de l’Église Chrétienne. Le Révérend Robert Robinson qui note ce passage de Hoornbeek, dit, "s'il signifie que tous les baptistes, bien que certains d'entre eux ne le savent pas, agissent sur des principes de liberté personnelle, laquelle les sociniens érudits démontrent, il dit la vérité". (Eccles. Res. Chap. xv. p. 596.) 

Ruarus fut ordonné, par l'imposition des mains, à l'assemblée de Daszow, en 1646, et Jonas Schlichtingius, Christophe Rudnicius et Chritophe Stoinius prirent part au service. De cette période, comme nous enseignent les Actes Synodaux, il n'occupa plus la fonction de Ministre ordinaire parmi les sociniens de Dantzic, et assuma le titre de Révérend.

Dans ses sentiments religieux en général, Ruarus coïncida avec le corps principal des sociniens, mais il fut en accord avec Schlichtingius et les remontrants, sur le sujet de la satisfaction indirecte du Christ, en raison qu'il avait une correspondance amicale avec Gittichius. Il fut favorable à la doctrine du millénium, et pratiqua le jeune chaque jeudi. Mais il s'opposa difficilement à tous ceux qui innovèrent sur le système socinien, et spécialement Daniel Wicker, qui réclamait une jonction avec les Hussites, et une communauté de biens. Ici, il y a pour son "Premier Siècle des lettres" un curieux papier, intitulé, "Les raisons de Martin Ruarus, pourquoi les membres de l’Église de Rome devraient être si hostiles envers les unitariens, communément appelés sociniens, ou ariens". Il fut probablement dressé pour la satisfaction de son ami catholique et patron, Koniekpolski, et est, pour beaucoup, un document digne d'être préservé. Les raisons assignées sont au nombre de huit en tout, et sont les suivantes. "i. En raison que les unitariens admettent, avec une foi sincère, tous les livres canoniques des Ancien et Nouveau Testaments, comme un droit de croire, d'espérer et de pratiquer. ii. En raison qu'ils reconnaissent et professent, en commun avec d'autres, le Credo appelé les Apôtres, dans une confession pour laquelle seulement le baptême est administré habituellement par tous, des temps anciens à nos jours présents. iii. En raison que les doctrines religieuses, qu'ils affirmaient et tenaient pour être vraies, pouvaient toutes être exprimées dans les paroles de l’Écriture, et absolument pas niées par n'importe quel chrétien. L’Église Romaine, en effet, ajoute à ceux-ci, et pas qu'un peu, qu'ils ne peuvent jamais recevoir, ni reconnaître consciencieusement, pourtant leur foi ne doit pas, sur ce compte, être condamnée comme fausse, puisqu'elle ne consiste pas en choses qu'ils ne croient pas, mais pour ces choses qu'ils croient : ni de leur faire une simple condamnation méritée, à moins que personne voudrait, pour la même raison, condamner les centaines de personnes illettrées pour le blâme de l’Église Romaine, qu'elles soient ignorantes de beaucoup de choses sanctionnées par les décrets de cette Église, ou ne pouvant d'aucune façon les recevoir et les comprendre. Un maître de famille ne doit pas sélectionner dans ce qui reste pour se fournir, et d'en jeter les petits vaisseaux, en raison qu'il est incapable de tenir autant, de même que nous regardons le soleil de nos propres yeux, et non avec les yeux des autres, et comptons sur nous-même, et non sur les autres, pour regarder le soleil, ainsi nous jugeons d'autres sujets selon nos capacités de réception, et avons notre propre estime pour ce qui est droit, et, le cas peut être approuvé ou rejeté par eux. iv. En raison que l’Église Romaine admet, que la plus part de ces articles de foi, auxquels les unitariens ne croient pas, ne sont pas expressément contenus dans l’Écriture, et les déduisent soit de la tradition, ou de l'autorité des Pères et conciles, mais depuis pour d'autres, qui sont en désaccord avec l’Église de Rome, en fixant les articles de foi, rejetant les autorités de la tradition, les conciles et les Pères, également avec ceux qui sont communément appelés unitariens, ou sociniens, il n'y a pas de raison que cette Église se mette en plus colère contre les premiers que pour d'autres, bien que pour les premiers, il se peut, pour certains points, qu'il est contraire à leurs  propres principes, de faire la même profession de foi que l’Église de Rome.  v. En raison que les unitariens ne condamnent aucun homme pour ses erreurs seulement, à  condition que ces erreurs ne supposent pas le désaveu d'une foi qui sauve, et emmènent à pratiquer l'impiété, et cependant sont prêts à fraterniser avec tous ceux, qui croient que Jésus est le Christ, et règlent leur voies selon pour ses principes. vi. En raison qu'ils ne sont pas critiques, soit pour considérer les rites qui accroissent dans l’Église, ou alors respecter les phrases qui ont reçu la sanction des temps passés, fournissant seulement qu'ils sont autorisés à les interpréter selon l'analogie de la foi dans les Saintes Écritures. vii. En raison, que dans les principaux articles de la foi chrétienne, ils accordent plus de prêt à l’Église de Rome qu'à tout autre secte : par exemple,  pour leurs opinions au sujet de la prédestination, la condition d'élection et d'approbation, l'universalité de la grâce de Dieu, et le bénéfice résultant de la mort du Christ, la libre pensée, et son influence dans la conversion des hommes pour la foi, la justification par l'amour, la nécessité des bonnes œuvres, pour lesquels ils insistent plus que tout autre Église, la possibilité d'observer les commandements de Dieu, la différence entre l'Ancienne et la Nouvelle alliance, et la supériorité de la dernière sur la première, pour considérer ses promesses et préceptes, et la distinction entre le baptême de Jean et celui du Christ. Il est communément dit contre eux, en effet, par le moyen du reproche, qu'ils ne croient pas la Sainte Trinité, qu'ils nient la déité du Fils de Dieu, et la satisfaction pour nos péchés, et qu'ils condamnent le baptême infantile. Mais ils répondent et certifient, qu'ils croient de tout leur cœur dans les autres, le Fils et le Saint Esprit, et qu'ils accordent le baptême au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, et reconnaissent une unité dans leur Trinité, et tiennent Jésus Christ pour être le Fils de Dieu, et le vrai Dieu, et l'adore comme tel, qu'ils croient que Christ a largement satisfait la volonté de son Père en toutes les choses, lequel lui demanda de faire et de souffrir pour nos péchés, et ainsi d'offrir une expiation pour nos péchés, par le sacrifice de son propre corps. Ils confessent, en effet, que le baptême infantile n'est pas lié à l’Écriture (ce qui est reconnut aussi par l’Église de Rome), mais ils ne condamnent pas ceux qui le pratique : Il le pratique toujours eux-mêmes dans certains endroits, en ordonnant d'éviter le scandale, mais ils ne contraignent personne a se baptiser une seconde foi, alors qu'elle était baptisée dans son enfance. Dans ces choses, cependant, dont on dit qu'ils refusent, ils reconnaissent la chose elle-même, mais ils ne tiennent pas la contestation scholastique pour le moduss rei d'une si grande importance, que l'unité de la foi devrait être détruite sur le compte de celui-ci. viii. Finalement, parce qu'ils se trompent, ils sont prêt à être en accord avec l'Ecriture: et parce qu'ils essayent d'obtenir la piété envers Dieu, la charité envers leurs voisins, et une sobriété de vie, et patiemment portent toutes les injures qui leurs sont infligées, par un magistrat, au nom de la religion".    

Ruarus décéda dans les environs de l'année 1657, quand il avait presque atteint l'âge de soixante dix ans. Sa première femme était la fille de Martin Voss, un marchant de Dantzic. Avec elle, il eut plusieurs enfants. Sa seconde jeune femme avait le nom de Catherine Weimar. Elle vécut après lui, mais s'il eut des enfants avec elle on en doute. Pour ses fils, David est mentionné comme un imprimeur, Joachim devint un catholique romain, et Martin entra à l'université de Königsberg comme étudiant, le 24 juillet 1659, et on l'espérait comme Ministre parmi les sociniens. Mais il tourna, par la suite, son attention vers la Médecine, et devint un praticien chimiste d'Amsterdam, et un disciple de Jacob Bœhmen.   
 

Reinhart établit, que Ruarus fut enterré à Strassin. Möller rappelle de nombreuses éloges pour lui, écrites non seulement par les sociniens, mais par des hommes cultivés d'autres milieux, et Bock mentionne un portrait de lui, sous lequel était écrit, d'une main inconnue, "Tantae eruditionis fuit, ut Grotium in partes Socinianorum traxerit". Il était un des plus cultivés hommes de ce temps, un fin poète, un excellent orateur, un écrivain de prose, bien versé dans les dialectes orientaux et familiarisé avec plusieurs langues européennes. Sa correspondance, qui fut publiée, et dont  une utilisation fréquente a été faite dans le cours de ce travail, et qui est particulièrement intéressante, jette une grande lumière sur l'histoire littéraire et religieuse de son époque.
 

Peu de temps avant sa mort, Ruarus adressa une lettre à Curcellaeus, le remerciant d'une invitation pour aller et dépenser le reste de ses jours dans la ville d'Amsterdam. "C'était un grand confort pour moi", dit-il, "que vous m'offrez un prudent asile dans votre ville, et je serais heureux de suivre votre avis, si les matières s'empiraient méchamment dans ce lieu". (Ici, il fait allusion aux calamités occasionnées par la guerre Suédoise). "Dans le même esprit, aussi long que n'importe quel espoir pour qu'un temps de paix subsiste, je ne bougerai pas d'ici pour une telle distance, sur le moindre terrain, particulièrement avec ma nombreuse famille. Également, je ne pense pas quitter l'attention des églises dans ces parties, aussi longtemps que je peux maintenir mon terrain, ou échanger mon mode de vie, qui est tolérable ici. Car bien que, par les bénédictions du Dieu immortel, j'ai moyen de m'entretenir ainsi que ma famille pour un temps, bien que mes ressources s'affaibliront bientôt, si je ne peux pas obtenir l'assistance d'autres partis, et penser, qu'à l'âge de soixante dix huit ans, je n'ai plus longtemps à vivre, encore cela montrerait un manque de sentiment, si j'utilisais la totalité de mon patrimoine durant ma vie, et laissais ma femme, ainsi que mes enfants, à la bonté d'étrangers en terre étrangère. Je ne peux pas raisonnablement envisagé, sur le compte du chapeau de mon nom, dont tous les hommes abhorrons, que je ne dois rien gagner ici pour mes travaux littéraires, pour lesquels, par la grâce de Dieu, j'ai suffisamment de puissance pour toujours les finir : encore ma stupide famille me donnèrent quelques connaissances de lettres, ni je dois apprendre n'importe quel autre art, et à mon âge c'est trop tard pour commencer. Mon gendre, J. S., par la bénédiction de Dieu, jouit d'une bonne santé, et vie sous le même toit que moi, mais l'iniquité des temps l'a réduit aussi à qu'une petite situation désespérante, car pour les deux années et demie qu'il avait été ici, le revenu qui lui fut promis de Pologne reste toujours impayé".    

La plume de Ruarus était constamment employée au service du corps religieux auquel il appartenait. Ce qui suit est un compte de ses écrits publiés et non publiés, pris surtout de Bock.  

1. Un Siècle de Lettres sélectionné de Martin Ruarus, et aussi de H. Grotius, M. Mersennus, M. Gittichius, Naeranus, et autres hommes cultivés, &c. Amst. David Crispicius (Ruarus), 1677, 8 vol. Un autre Siècle fut après publié au même endroit, par David Ruarus, 1681, 8vol. Ruarus est mieux connu par ces Deux Siècles d'Epîtres, que par tous les autres de ses écrits publiés. Ils furent rassemblés par ses enfants de sa large correspondance, et publiés, comme la date le montre, après sa mort. Pour le plus ancien des deux volumes il fut préfixé une préface par son fils Joachim Ruarus, qui était l'auteur de quelques originaux poèmes dans la langue des Pays Bas, sur le culte interne de Dieu. La préface pour le dernier volume fut publiée par David Ruarus, l'imprimeur, un autre que pour ses fils. Une seconde édition de ces lettres, avec notes, furent publiées par Zeltner, à Leipzic, en 1729, par le moyen d'un supplément de cet écrivain pour "histoire du cryto-socinianisme à Altorf" Au premier siècle il y avait annexés:  

2. Un document sur la magistrature, par voie de réponse, comme il est supposé, pour une lettre de Daniel Brenius, datée le 26 août 1627, d'Amsterdam,  et 

3. Raisons pour lesquelles les membres de l’Église de Rome ne doivent pas être si hostiles envers les unitariens, communément appelés sociniens, ou ariens. Ces "raisons" sont incluses par Sandius dans une liste des écrits anonymes, et représentées pour être toujours restées en manuscrit, (BA, p. 178), alors qu'il avait  fait allusion à elles précédemment, comme étant publiées en 1677 (p. 114). 

4. Notes sur le catéchisme des églises polonaises, environ une vingtaine ont été insérées dans les éditions de 1665 et 1680. Le reste est resté inédit. Les rédacteurs en chef, André Wissowatius et Joachim Stegmann, fils, parlant de Ruarus, en liaison avec Jean Crellius et Jonas Schlichtingius, le décrivent comme l'une de leur principale lumière de leur Eglise. (Vide "Le Catéchisme Rakovien, avec notes et illustrations, traduit du latin, par Thomas Rees, F.S.A. Lond 1818" P. civ;.. Et l'indexe général, Ruarus, p. 401). 

5. Une confession sur la doctrine de la satisfaction, avec des annotations de Pierre Zornius. MS. 

6. Analyses, ou discours sur divers passages de l'Écriture. MS. 

7. Une histoire de son propre temps. MS. 

8. Un livre d'extraits. MS. 

9. Sur l'obéissance d'un homme chrétien. MS. 

10. Conférences tenues à Berlin avec Paul Felgenhauer, en 1629, et mentionnées par cet écrivain dans son "Refut. Paralogismorum Socinian". p. 108. 

11. Contributions à une version allemande des livres du Nouveau Testament, qui fut publiée en 1630. 

12. Une Lettre à Ganovius, de Kœnigsberg. 

13. Une discussion amicale contre les juifs, et contenant l'examen d'une certaine écriture juive, traduit du portugais en latin, et une réponse à certaines questions qui y sont proposées aux chrétiens.1644, 4to. Sandius attribua cette discussion à Daniel Brenius (BA p. 136), mais, en faisant ici, Bock suppose qu'elle ait été tout à fait erronée. (Hist. Ant. Ant. T.I.P. ii. P. 732). Reinhart est d'avis que Martin Ruarus était l'auteur. Il a été traduit en néerlandais par J. F. Oudaan, et publié à Amsterdam, en 1664, 4to. (Vide Sandii B. A. p. 137). 

14. Deux lettres de Ruarus à George Richter, l'avocat de Nuremberg. 

15. Une brève explication du premier chapitre de Jean, en allemand. Nous apprenons des actes du synode de Rakow, 1635, que Ruarus a écrit cette "explication". 

16. Une traduction de quatre lettres de Faustus Socin à André Dudithius de l'italien en latin. Rakow, 1635. 

17. Sur l'Aumône. Ceci a été écrit en allemand et est mentionné par Ruarus lui-même, dans une lettre à Zwicker. 

18. Poèmes latins. Moller les mentionne et en fait la louange, ainsi que d'un poème allemand par Ruarus, en alexandrins, qui a été joint aux  "emblèmes allemands" d'Henry Hudemann, sous le titre "Des Hirnschleiffers". 1626, 8 vo.  

19. Une Réponse à Jean Botsaccus, un théologien de Dantzig. Ruarus mentionne ceci lui-même, Epp. Cent. ii. N. 98. 

20. Dissertation sur la Parole de Dieu. Irenopolis, 1646, 8 vo. 

En plus de ce qui précède, Ruarus fut engagé dans des travaux, dans lequel son nom n'apparaît pas, et il fut commandé, et requis d'en écrire d'autres, lesquels, pour diverses causes, il ne fut pas en mesure, dans certains cas, d'entreprendre, et dans d'autres de compléter. En collaboration avec Jean Stoinius et Joachim Stegmann, il dirigea la publication des œuvres posthumes  de Jean Crellius, qui furent achevés en 1656, l'année avant sa propre mort. Il eut un espoir pour son patron, Stanislas Koniekpolski, Général en chef des armées du Roi de Pologne, qu'il écrirait une histoire de la guerre des Scythes, qui fut portée à une bonne fin par ce commandant de pouvoir, qui mit en déroute et fuite 30 000 Tartares. Ruarus envisagea une nouvelle édition de Grégoire de Nyssa, . Il apparaît en outre, des Actes Synodaux de 1629, qu'il était employé à compiler un lexique théologique. On lui confia aussi la révision de la "Triadomachia", comme il ressort des Actes Synodaux de 1633. Au synode de Rakow, 1637, il fut invité à préparer une explication de la confession des églises unitariennes, et à l'assemblée de Czarcow, en 1652, il fut chargé d'écrire sur la manière de former une union avec les évangéliques.

(Vidend. Ruari Epist. passim. Epp. Remonstrantium, N*. 609. Sandii B. A. pp. 114, 115. Bock, Hist. Ant. T. I. pp. 713—735. Bayle, Diet. Hist, et Crit. Art. Ruarus. Zeltneri Hist. Crypto-Socin. pp. 42—45. 55. 78. 93—95. 100—149. 316—329. 388—392. 534—539. Suppl. p. 1231. ThonuB Crenii Animadv. Philol. et Hist. P. v. p. ult. Lindsey's Hist. View, Chap. vi. Sect. iv. pp. 388—394. Krasinski's Hist. Sketch of the Ref. in Poland, Vol. II. Chap. xiv. pp. 381, 382. Schelhornii Amosn. Liter. T. IV. pp. 529, 530, etc.)

 


 Didier Le Roux
 
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