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Sommer Jean


Sommer Jean

  

Sommer Jean de Pirna, une ville fortifiée du pays de la Saxe Supérieure, est représenté par Bock comme un homme tenant des idées particulières, et comme ayant toujours été approuvé, dans tous les respects, soit par les disciples de Socin, ou Socin lui-même. Il est dit qu'il suivit la vie de militaire jusqu'en l'année 1555 ; puis des études un certain temps, à l'Université de Wittenberg, et ensuite alla en Hongrie et Transylvanie. Dans ce dernier pays, il est supposé qu'il soit devenu un unitarien. Il fut nommé Maître de l'école à Biatricz, en Transylvanie, et après être resté ici un certain temps, il revint en Allemagne. Mais il fut invité à retourner en Transylvanie, par Blandrata et David, et entreprit la direction de l'école de Kolosvar. 

Adam Neuser, qui fut obligé de quitter l'Allemagne dans l'année 1571, et qui voyagea à travers les Pays Bas et la France, le rencontra en Pologne, dans le printemps de l'année suivante, et l'accompagna en Transylvanie. Lubieniecius mentionne, que Sommer et Neuser arrivèrent à Cracovie le même jour, mais si c'est par accident, ou par appointements, cela n'apparaît pas, et qu'ils se mirent en route le 15 avril pour aller en Transylvanie. Ce qui arriva à Neuser, après leur arrivée ici, sera trouvé dans le récit de cet homme singulièrement infortuné. Sommer poursuivit une année ou deux à Kolosvar, mais fut emporté par la peste, dans les environs de l'année 1573 ou 1574, avec son épouse et sa belle-fille. 

Il était un remarquable érudit en grec, et atteignit une considérable importance en tant que poète. On ne sait pas ce qui l'amena à abandonner la doctrine de la Trinité. Zelter pense que sa défection des rangs des luthériens se fit alors qu'il était à Wittenberg, et que Lélio Socin fut l'instrument de sa conversion. Mais Lélio Socin était à Wittenberg seulement à partir de juillet 1550, jusqu'à juin 1551, et Sommer n'est pas allé ici avant la fin de la dernière expédition de Charles V aux Pays Bas, en 1555. Besides comme Bock observent, qu'il ne peut être prouvé qu'il adopta les opinions unitariennes en Allemagne. De l'avis de Bock, il est improbable que ses opinions lui furent infusées par Neuser, parce que la lettre d'accompagnement de Neuser "Huit choses concernant la Trinité Papale," est datée du 15 mai 1571, l'année juste avant, que lui et Neuser se soient rencontrés à Cracovie. Il doit être rappelé également, que Sommer, à cette période, tint la fonction de Recteur à l'école de Kolosvar, qu'il fut invité à cette fonction par Blandrata et David, qui avaient rejeté la doctrine de la Trinité à Thords, dès mars 1566, et qu'ils avaient eu probablement des opportunités de le rencontrer pendant sa première résidence en Transylvanie. Il semble, cependant, sur la totalité, plus probable, qu'il fut converti soit par Blandrata ou David.  

Ruarus dit, que Jacques Palaeologus, Francis David, et Jean Sommer, dans leurs derniers écrits, et aussi Christian Francken, suivis dans les pas par Glirius, duquel il semblerait, que Glirius fut considéré comme le fondateur de cette école de théologie. 

Après la mort de Sommer, Palaeologus et Glirius furent nommés co-Recteurs de l'école de Kolosvar. A cette période, cependant, il est évident, que beaucoup de responsables unitariens en Transylvanie étaient du même avis que Budny et David, et étaient connus, parmi les crypto-sociniens d'Altorf, par le nom de Therinns, qui est une forme grécisée de son propre nom allemand de Sommer, correspondant au nom anglais de Summer.

Les écrits suivants lui furent attribués.

1. Un poème élégiaque sur les rois d'hongrie. 

2. Huit thèses sur la Trinité Papale, 1571, insérées avec une lettre de Sommer, datée du 15 mai 1571, dans "Histoire de la Réforme en Pologne" de Lubieniecius.

3. Une réfutation de Pierre Carolius "Explication de la foi orthodoxe concernant le Dieu Unique, le Père, fils et Saint Esprit, contre les erreurs de Georges Blandrata et Francis David. 1571" A cette "réfutation", il fut ajouté des traités sur divers sujets, et préfixé à l'ensemble pour être une lettre de Théodose Schimberg, qui publia cette "réfutation" en 1582.

4. Une discussion sur les objections mentionnées à la fin de la lettre de Theodosius Schimberg. 

5. Sur la justification de l'homme dans le Signe de Dieu. Aussi des propositions sur le même sujet, adressées aux anciens de Thords, le 19 septembre 1572, avec une réponse aux anciens de Kolosvar, du 29 septembre 1572, et une discussion pour "la réponse des anciens, "du 5 octobre, par Jean Sommer. 

6. Une brève déclamation contre la prédestination des Noeteries. 

7. Une déclaration contre le baptême des adultes. 

8. Paradoxes théologiques. 

9. Une vie de Jacques, le despote, dirigeant de Moldavie, avec de brefs commentaires de Pierre Albinus sur Wallachia. Wittenberg, en 1587, 4to. Ce travail est très petit, mais très rare. Jacques, le despote, duquel il parle, était appelé Héraclides, et obtenait la célébrité, sous ce nom, parmi les Princes de Moldavie.

 

(Vidend. Sandii B. A. pp. 57, 58. Bock, Hist Ant. T. I. pp. 888— 894. Lubieniecii Hist Ref. Polon. L. iii. C. xL pp. 234—238. Zeltneri Hist. Crypto-Socinismi, pp. 349—354; Supplem. p. 1232. Ruari Epist. Cent. i. N. 46.)

 


 Didier Le Roux
 
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