Socin Camille, (Socunus Camilius; italien, Sozini ous Sozzini,) était un frère de Lelio Socin. Ayant adopté les principes de la Réforme, et porté ses vues beaucoup plus loin que certains des plus grands réformateurs de ces jours, il quitta son pays natal, et entra en Suisse, où il a rejoint les autres réfugiés italiens. Par De Porta, il est appelé Camille Sozinus, dans son Histoire de la Religion Réformée parmi les Grisons. De très différents points de vue ont été formés sur son caractère parmi ses amis et ennemis. Ces derniers l'ont représenté comme habile dans sa conduite, et absurde dans ses opinions; tandis que les premiers l'ont loué, comme un homme droit et pieux, et un ennemi que pour le pharisaïsme, ni de prétention hypocrite. Il est mentionné à propos d'un synode, tenu au mois de juin 1571, à coire, dans la capitale du canton des Grisons; à cette occasion, un vif débat a eu lieu, relatif à la répression des hérétiques. Un compte rendu de ce débat a été transmis, dans une lettre à Henry Bullinger, par Tobias Eglin (ou Iconius, comme il l'appelle lui-même); qui Schelhorn copié à partir du registre public à Zurich, et inséré dans son "Mémoire concernant Minus Celsus." Il semble, que Camille Socin, qui, avec quelques autres, a pris le côté libéral de la question, au synode mentionné ci-dessus, a été désavoué en privé, après quoi il a jugé opportun de quitter la Suisse; mais de son histoire ultérieure peu, ou rien n'a été conservé. Il est placé hors de tout doute, qu'il était un anti-trinitaire; et Cornelius et Celsus, deux autres frères de Lélio, auraient adopté les mêmes sentiments.
(Vidend. Bock, Hist. Ant. T. II. pp. 554. 576. 624. Be Porta, Hist. Kef. Eccles. Itet. T. I. L. ii. p. 544. Schelhornii Diss. Epist. de Mino Celso Senensi, pp. 37—56. Jr. S. apud Mon. Rep. Vol. I. (N. S.) pp. 571, 572, and Ref.)