
Ciachovius Jean , (Polon. Ciachowski,) était le petit-fils de Georges Schomann. Son nom ne doit pas être confondu avec celui de Cichovius, contre lequel Jonas Schlichtingius a écrit. Le nom de baptême de Jean semble avoir été celui de son père, qui était aussi un socinien. En 1634, Jean Ciachovius la jeune a été admis parmi les élèves diplômés du collège de Rakow, et l'année suivante, il devint l'un des étudiants rakoviens. En 1638, lorsque quelques-uns des jeunes hommes appartenant à cette institution avaient abattu avec des pierres une croix placée près d'une des entrées de la ville, il fut obligé, entre autres, à chercher refuge contre la fureur populaire en fuyant, et qu'il juge prudent, pour un temps du moins, de rester dans la dissimulation ; car une résolution a été adoptée cette année-là, que, si le lieu de retraite Jean Ciachovius était connu, il devrait être nommé Précepteur des enfants de Dreschovius. En l'an 1641, il a été nommé, par le synode de Piaski, au poste de Prédicateur à l'église de Tychomel. En 1643, on le retrouve vivant à Dantzig sur une bourse publique, accordée par le synode de Siedliski, sous la direction duquel il prépara une réponse à Botsaccus, et une défense du livre de Crellius "De Uno Deo Patre." En 1645, il était en poste en tant que Ministre des Églises de Volhynie, et vivant sous le toit hospitalier de Pierre Suchodolski, et l'année suivante, il remplissait les fonctions d'Aumônier domestique de madame Suchodolska. En 1649, il a officié en tant que Ministre de l'Église de Radostow, en 1650, à celle de Siedliski, et enfin, en 1653, à celle de Czarcow.
(Vidend. Bock, Hist. Ant. T. I. p. 100.)