
Rynievicius Jacques, (Polon. Ryniewicki,) un chevalier polonais, était le fils de Nicolas Rynievicius, un gentilhomme de bonne famille, mais de petite fortune, dans le district de Luckow. Il prit le nom de Jean Trembecius quand il a été exilé, mais il n'utilisa pas toujours ce nom. Lubieniecius, dit de lui qu'il était un homme très pieux et savant, dit aussi qu'il n'est pas possible de trop louer les services qu'il a rendus à l’Église Socinienne, au cours de la plus sévère persécution qu'il connut en Pologne. Les frais de son éducation, et ceux de son frère Albert, ont été pris en charge par l’Église, en raison des circonstances particulières de leur père. En 1621, il a été nommé l'un des Maîtres d'école à Rakow ; en 1626 il a été ordonné et a entrepris la charge pastorale de la congrégation à Lublin. Il a été invité par le synode, en 1630, pour aider Jean Stoinius dans la préparation de certaines "formes de prière", qui ont été achevées et publiées en 1633, en 12 vo. En 1631, il était stationné à l'église de Kissielin, et rencontra un accueil très flatteur des personnes, qui transmirent une expression de leurs remerciements au synode pour sa nomination. En 1644, l’église de Kissielin a été détruite, sur laquelle occasion il partit en Lituanie. En 1645, il entreprit la charge pastorale de la congrégation à Navahroudak et en 1650, celle d'une à Uszomir. En 1653, comme il est dit dans les manuscrits des Actes Synodaux, il a été envoyé pour travailler pendant un an parmi les gens de Kieydany, en Samogitie, en raison de l'abondance de la moisson spirituelle. En 1662, l'Assemblée l'aurait employé pour une mission en Transylvanie, mais pour plusieurs raisons importantes, il refusa d'aller dans ce pays. Peu de temps après, cependant, nous le voyons présider, conjointement avec Samuel Pacevicius, les églises exilées en Prusse, sur les confins de la Pologne : et il ressort des Actes de l'Assemblée à Kreutzburg, en Silésie, qu'il vivait encore en 1668, et fixé à Rutow. Dans la même année, le dernier jour du mois d'avril, il assista à un synode tenu à kolosvar, quand il a été déterminé qu'il devrait continuer à officier en qualité de Ministre parmi les exilés polonais en Prusse. Il était alors âgé de soixante-dix ans à cette période, et Sandius nous dit, qu'il est mort en Prusse, en 1678, à l'âge avancé de quatre-vingt ans. Ses successeurs à Rutow ont été Daniel Jaskievicius, Samuel Stano, Samuel Kontski, André Lahenski, et Taszycki.
Jacques Rynievicius eut un fils, Étienne, qu'il consacra au ministère après l'exil polonais, à la période qu'il s'installa en Prusse, et lequel, par une résolution de l'Assemblée à Kreutzburg, fut envoyé poursuivre ses études à l'étranger aux frais de l'État.
Le sujet du présent article ne publia rien, à moins que nous le considérons comme le co-auteur ou l'éditeur, des "formes de prière" mentionnées ci-dessus : et il laissa derrière lui les écrits suivants en manuscrit.
1. Rhapsodies, contenant ces Transactions mémorables des siècles passé et présent, en particulier en affaire de religion. Polon.
2. Discours sacrés, ou homélies. Polon. Il les prépara pour la presse, en conformité avec la demande de l'Assemblée à Daszow, qui lui furent transmis d'abord en 1646 et encore en 1648, et ils ont été soumis à Paul Rynievicius pour révision, par le synode de Czarcow, en 1653.
3. Lettres.
4. Une lettre adressée à Christophe Zwiartowski, à la veille du Festival de Saint-Paul, en 1659. Dans cette lettre, l'auteur exhorta Zwiartowski à rester stable à ses principes chrétiens, et de ne pas laisser toute persécution, ou calamité, le détourner de la ligne stricte du devoir.
(Vidend. Sandii B. A. pp. 142,143. Bock, Hist. Ant. T. I. pp. 738 —740. Hist. Socin. Truss. § xv. p. 61, § xvi. p. 70, § xix. pp. 85, 86.Lubieniecii Hist. Ref. Polon. L. iii. C. xii. p. 250.)