Eklablog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

Manning William


Thomas Emlyn

Manning William

  

Manning William, un des Pasteurs Ejectés, fut Vicaire de Middleton, que mentionne très bien Fordley, dans le pays de Suffolk, quand l'Acte d'Uniformité vint à effet. Dans le "Mémorial des non-conformistes" il y a aussi des récits de John et Samuel Manning, deux ecclésiastiques, desquels la tradition dit, qu'ils étaient frères de William. Le premier fut éjecté de la Perpetual Curacy de Pessenhall, et bien que l'un des plus gentils et inoffensifs des hommes il fut emprisonné à plusieurs reprises à Bury, Ipswich, Blithburgh et d'autres lieux, pour sa ferme adhésion aux prescriptions de la conscience. Le dernier fut éjecté de la Perpetual Curacy de Walpole, et devint le fondateur de l'Intérêt Dissident de cet endroit. William Manning, le sujet de notre présent mémoire rassembla une église non-conformiste à Middleton, composée principalement de ceux, qui avaient assistés à son ministère alors qu'il était Vicaire de ce lieu. Middleton, Passenhall et Walpole, les scènes des travaux ministériels de ces trois Manning sont toutes situées à une courte distance l'une de l'autre, et, toujours, comparativement, dans une récente période, les descendants de la famille de Manning continuent de résider dans le même voisinage. Le Révérend Owen Manning, B.D., membre du clergé anglican de Lincoln, un unitarien bien connu et auteur de "Sermons sur des Sujets Importants", en 2 volumes, 8 to., publiés en 1812, apparaît pour ne faire, en aucune manière, partie des Manning de Suffolk, mais pour avoir était en terme avec une famille du même nom à Northampton. De même il peut être dit du dernier Révérend James Manning, d'Exeter, qui est né dans la ville de Northampton. 

Palmer, dans son "Mémorial des non-conformistes", donne les brèves descriptions suivantes sur William Manning. "Un homme de grandes capacité et d'érudition, mais il tomba dans les principes sociniens, auxquels il adhéra jusqu'à sa mort, qui arriva en février 1711. Travaux. Religion catholique, et certains discours sur les Actes 10 : 35, 36". Substantiellement les mêmes qualités que celles-ci sont décrites dans ses "Compte" et "Continuation" du Calamy, excepté que le "Continuation" est plus exacte que le "Mémorial", mentionnant seulement le premier travail. Le titre entier est, "Religion catholique, ou le juste test ou caractère de chaque personne qui dans toutes nations est accepté par Dieu, découvert dans une explication de la nature de la vraie crainte de Dieu, et travaillant pour la vertu, avec lesquels le même est connecté, dans un certain discours sur Actes 10 : 35, 36, dans lequel plusieurs importantes vérités doctrinales, influençant plus immédiatement sur la pratique, et ouvrant pleinement et justifiant leur très commune incompréhension. Par William Manning. 'Heureux l'homme qui est continuellement dans la crainte' Prov 28 : 14. Londres : édité par Dorman Newmen, à la King's Arms, dans la Poultry, 1686". Que ce discours desserve le titre catholique, apparaît de la notation suivante à la page 29. "Oui ou non qu'il y est quiconque maintenant dans le monde, en dehors de l'église, qui n'a pas entendu parlé de Christ, qui est étranger à l'alliance dans ses avantages particuliers sur la dernière édition de l’Évangile, qu'il soit vraiment dans la crainte de Dieu, (que la bougie du Seigneur étant éteinte jusqu'ici parmi eux, Gal 2 : 22 ; 1 Thes 2: 16,) puisse être un doute, mais si quiconque est là, il sera accepté de Dieu, il ne peut avoir de doute : car Cornelius était un tel homme, la foi qu'il avait, purifiait son cœur et influençait sa vie, et il était accepté de Lui, bien que sa foi était peu pour ce qui était nécessaire quant à son salut par la suite, quand il lui a davantage révélé. Chap. XI : 14". 

Il n'est pas connu que M. Manning publia un autre travail, autre que celui intitulé "Religion catholique", mais certains doutes existent sur ce sujet, comme il apparaîtra de l'extrait suivant, lequel est pris de "Récit de M. William Manning," par le Révérend S.S. Torms, inséré dans le "Montly Repository" de juin 1817. L'écrivain de ce récit, fait allusion à M. Walker, dont l'élève auparavant fut envoyé à l'académie de Daventry, disant, "En 1767, M. Walker se déplaçant de Framlingham pour être Ministre à Walpole me prit avec le reste de ses élèves avec lui. Ici, il succéda à Thomas How, qui s'installait à Yarmouth, en Norfolk, et fut le successeur du vénérable John Crompton, qui avait été Pasteur à Walpolo dans le début du dernier siècle. Après avoir résidé ici avec M. Walker environ douze mois, je fus envoyé à Daventry, en août 1768, et retournant à Framlinghamn en août 1773, mon ancien maître devint mon ami particulier et proche, et lors de l'une de ses visites, il me reparla de M. William Manning, et qu'il avait entendu de lui de l'ancien dans la société, que dans leur jeunesse, il était contemporain avec lui, comme matière de leur propre connaissance, ou bien ce qu'ils avaient reçu de leurs propres aînés, tous ayant tendance à établir sa réputation comme un érudit, un chrétien et Ministre chrétien, mais d'un cas hérétique, comme il semble clair dans mon souvenir que Mr. W. dit qu'il était informé que Mr. W. M. avait publié un catéchisme ou sommaire des principes religieux, doctrines et devoirs, mais il n'a jamais été en mesure de produire un exemplaire de celui-ci". 

Ce n'est en aucune manière sûr que les sentiments de M. Manning étaient anti-trinitaires à la période de son éjection. Dans le discours mentionné au dessus, en effet, rein n'est avancé sur la nature du Christ, pour toutes les contradictions avec l'unitarisme, mais le mode de l'auteur pour s'exprimer sur l'Onction a quelque peu une tournure orthodoxe. Son explication pour cette doctrine, cependant, ne contient rien qu'un unitarien souhaiterait porter à objection, car il dit, que "la sainteté parfaite dans la crainte de Dieu est le plan complet de l’Évangile", ajoutant que "par là Dieu est honoré, et sans lui, le plan de notre Sauveur béni est frustré dans sa rédemption pour l'humanité, qui était pour rechercher et ramener la crainte de Dieu". Mais néanmoins l'esprit libéral et catholique qui prévaut dans le travail de M. Manning, ne fut pas avant deux ou trois ans après que sa publication fut connue du Révérend Thomas Emlyn, que son esprit fut pleinement conscient des difficultés, par lesquelles le credo orthodoxe est entouré. La manière avec laquelle que le changement de ses opinions s'effectua est ainsi décrite par M. Gillingwater, dans son "Récit Historique de Lowestoft."—"Dans l'année 1688, M. Emlyn fut invité par Sir Robert Riche, l'un des seigneurs de l'Amirauté, à sa maison, à Rose Hall, prêt de Beccles, en Suffolk, et fut par lui persuadé d'officier comme Ministre de la congrégation à Lowestoft, auquel endroit il travailla environ une année et demie, mais refusait d'être leur Pasteur.—Quand M. Emlyn vint d'abord à Lowestoft, (en 1689,) il n'avait pas adopté ces principes religieux, qui après, lui ont apportés une source de lourdes afflictions. Ce fut pendant sa résidence ici, en lisant une pièce de M. Sherlock sur la Trinité, qu'il commença  à entretenir certains scrupules au sujet de la doctrine reçue sur ce point de foi. –Ici il fit une connaissance étroite et intime avec M. William Manning, un Ministre non conformiste, à Peasenhall, dans ce pays, et  correspondit avec lui durant la vie de M. Manning. Comme ils étaient tous deux d'un tempérament inquisiteur, fréquemment ils conféraient ensemble sur les mystères de la religion, et le livre de M. Sherlock sur la Trinité devint une pierre d'achoppement pour tout les deux. Manning devint même un socinien et s'efforça durement d'amener ses amis à ses opinions, mais M. Emlyn n'a jamais eu de doute soit pour la préexistence de notre Sauveur, comme le Logos, ou que le Créateur a créé le monde matériel par lui". 

L'intimité de M. Manning et de M. Emlyn est notifiée dans le Mémoire, par le fils de ce dernier (1746, p. 13), et c'est sur l'autorité, et dans les paroles du Mémoire, que le récit est donné, par M. Gilligwater, des essais infructueux de faire de M. Emlyn un socinien. 

Dans le mois de mai 1691, M. Emlyn s'en alla pour Dublin. Mais la liaison amicale qui avait commencée entre lui et M. Manning, alors qu'ils étaient voisins dans le pays de Suffolk, continua jusqu'au décès de ce dernier, et bien que le reste de leur correspondance nous soit parvenue imparfaitement, et composé de quelques lettres de M. Emlyn à M. Manning, avec des notes manuscrites du dernier sur ces parties de papier qui avaient été laissées blanches, elles possèdent un grand intérêt, montrant les idées différentes des écrivains sur les questions qui avaient commencées à agiter le corps Dissident. 

M. Sollom Emlyn préserva une des lettres de son père à M. Manning, datée du 1 avril 1697, Ireland. (Mémoires, p. 19). Deux autres lettres de M. Emlyn à M. Manning, datées du 10 octobre et du 5 décembre 1710, furent communiquées par M. John Taylor, de Norwich, à l'éditeur du "Monthly Repository", et insérées dans le nombre de ce travail de juillet 1817. Celles-ci furent obtenues du digne et vénérable William Manning, de Ormesby, dans le pays de Suffolk, l'arrière petit fils pour le sujet du présent article, et apparaît pour avoir été écrites à Londres. M. Taylor fait référence à d'autres lettres, qui étaient adressées par le Révérend William Manning à son fils, à Yarmouth, avec une lecture par laquelle il était favorisé. Mais celles-ci étant des lettres de condoléance, des pertes dues à la mort dans sa famille, M. Taylor ne pensa pas qu'elles étaient suffisamment intéressantes pour être insérées dans les pages du "Monthly Reposity", bien que valables pour un sentiment d'affection, de résignation et de pitié, qui découlent d'elles. La portion restante de la correspondance publiée de M. Emlyn et M. Manning fut insérée dans le "Monthly Reposity" de décembre 1825, et janvier, février, avril et juin 1826. Elle est de quatre lettres, adressées au "Révérend WM. Manning à sa maison dans Pessenhall, prêt de Yoxford, Suffolk," avec la substance de la réponse de M. Manning. Ces lettres avec d'autres papiers appartenant à sa famille, sont venues en possession de William Manning, de Ormesby, un descendant, de la ligne masculine directe, du Révérend William Manning, le Ministre éjecté. M. Manning, d'Ormesby, décéda le 30 juin 1825, à l'âge avancé de quatre vingt treize ans, et un récit nécrologique sur lui fut inséré dans le "Monthly Reposity" de cette année (pp. 497, 498). Peu de temps après sa mort, la correspondance dont il est fait allusion au dessus pour avoir été confiée au soin du Révérend Henri R. Bowles, de Yatmouth, de qui nous sommes débiteurs pour sa conservation. 

Dans cette correspondance, M. Emlyn montra une ferme croyance pour la préexistence du Christ, contre laquelle M. Manning se défendit énergiquement, bien qu'il admit, qu'il voyait beaucoup moins cela pour être une objection dans l'hypothèse arienne que trinitaire. Dans certaines notes d'une lettre adressée de M. Emlyn à lui-même, du 23 décembre 1703, il dit, "Comme pour l'égalité et l'unité personnelle, (les deux communément tenues,) les écritures les réfutent une centaine de fois, mais garantissent l'inégalité, ou refuse l'union personnelle spécialement, la réfutation du caractère divin du Fils est plus difficile, admettant les hypothèses d'Arius pour êtres vraies. Néanmoins le contraire peut être mon opinion, et je ne suis pas aussi certain à son sujet (les Écritures n'étant pas claires sur ce point entre l'arien et le socinien) comme je le suis moi-même pour la fausseté de la doctrine commune, qui subvertie l'unité du Dieu très haut, et la simplicité de son Être, vide de composition, tel comme pour un Dieu-homme, un subsistant avec une communication de propriétés en la personne concrète entre Créateur et créature en vérité et parole même, alors consistant de deux natures comme pour Dieu le Fils". La concession que fit ici M. Manning en faveur du modèle arien, en comparaison du trinitaire, il répète à la conclusion de ses notes, dans les termes suivants. "Après toute mon argumentation, je ne peux être aussi prêt de l'arien comme contre le trinitaire tri-théiste. J'ai peu contre le premier, qui conserve l'unité de Dieu et la défend, et je pense que ce qu'ils donnent au Christ ne rentre pas en conflit avec les droits de Dieu, seulement pour lesquels j'ai mon doute". 

Le Révérend John Crompton, qui s'installa à Walpole avant le mois d'août 1704, trouva parmi les membres de sa congrégation certains qui niaient la doctrine de la Trinité et la déité du Christ. Ils avaient adopté les sentiments de M. Manning, dont M. Crompton appelait "un socinien de profession", mais décrit comme "un homme de considérables parties, enseigné et sobre, sous lesquels soin et instruction ils avaient été pendant quelques années". Avant cette période, M. Manning, avait laissé totalement de côté le ministère, étant privé en grande mesure de son ouïe, et si nous pouvons en juger de la teneur des lettres que M. Emlyn lui adressa dans l'année 1710, cela doit avoir été une grande souffrance pour lui vers la fin de sa vie. "Je trouve", dit M. Emlyn, (10 octobre 1710), "que vous étiez presque pour être mis dans le port tranquille, et pour accoster sur le bord de la bonne terre, toujours avec votre consort, qui se repose de ses travaux : mais vous êtes remis dans ce pénible océan, encore un peu de temps il est probable que vous soyez mis à l'entrée du port, et un certain bon vent favorable vous poussera bientôt dedans, et j'espère qu'avec les pleines voiles de la foi et de l'espoir, et alors adieu, terre misérable et vaine! Inveni portum, Spes et Fortuna, valete". Sur une partie blanche de la lettre dont ce passage est extrait, le mémorandum suivant est fait de la propre main de M. Manning. "Cela m'a convenu alors, mais Dieu a pensé convenable de changer la scène pour moi et de me rendre encore sur un nouveau procès dans son monde tempétueux, où je suis inévitablement exposé à un certain nombre de soucis quotidiens, au détriment de mon âme : pour me détourner aussi, une tête brisée et un état de corps m'empêchant d'avoir une pensée calme et de poursuivre les choses ci-dessus, touchant à mon changement à la porte, comme il me convient d'y faire attention". M. Emlyn, dans sa lettre qui suivit, datée du 5 décembre 1710, écrivit ce qui suit. "De vous, du 18 octobre, je trouve à nouveau que vous-vous êtes un peu relevé de douleurs aiguës, parmi les autres peines qui accompagnent la vieillesse. Vous êtes venu sur le cas de Barzillia, qui était âgé de quatre-vingts ans, et qui ne pouvait pas goûter ce qu'il mangeait ni entendre la voix des chanteurs, et vous appréciez sa retraite désirée. Ce n'est pas étonnant si vos sentiments et passions, même pour des objets spirituels, deviennent plats et lents, ni que vos impressions de la mort et de l'éternité doivent être moindres que sous les pensées qui sont presque vos dernières s'y rapprochant : tout cela est naturel et presque nécessaire. Je sais qu'ils sont des jours d'aucun plaisir, mais le sage auteur et Seigneur de la vie sait mieux quand il bien de mettre une période à cela". Ce fut probablement la dernière lettre passée entre les deux amis, car l'évènement, que M. Emlyn anticipa, prit place dans le mois de février 1711, et le vénérable confesseur, de qui, ici, nous avons donné un récit, mourut, comme il avait vécu, avec une foi ferme dans la vérité de la déclaration de l'Apôtre, que " il y a un Dieu, et un Médiateur entre Dieu et les hommes, l'homme Christ Jésus".

 

(Vidend. Palmer's Nonconformists' Memorial. London, 1775, 8vo. Vol. II. pp. 434,435. 438. An Historical Account of the ancient Town of Lowestoft in Suffolk, &c. by Edmund Gillingwater. 1790, 4to. pp. 358—361. Monthly Repository, Vol. XII. (1817) pp. 377—384. 387 —389.478,479; Vol. XX. (1825) pp. 705—709; Vol. XXI. (1826) pp. 33—39. 87—91. 203—206. 333—337.)

 

 
 Didier Le Roux
 
Retour page d'accueil
___________________________________________________________________________________________________________________
Le Roux Didier- Unitariens - © Depuis 2006 - Tous droits réservés
"Aucune reproduction, même partielle, autres que celles prévues à l'article L 122-5 du code de la propriété intellectuelle, ne peut être faite de ce site sans l'autorisation expresse de l'auteur ".
 
 
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article