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Hamont Matthieu


Hamont Matthieu

  

Hamont Matthieu faisait le commerce de fabrication et réparation de charrues à Hethersett, dans le pays de Norfolk, à cinq kilomètres de Norwich. Il fut cité pour apparaître devant l’Évêque de ce Diocèse, dans l'année 1579, pour avoir, comme Stowe l'observait, nié le Christ notre Sauveur. Alors qu'il faisait son apparition, il fut accusé d'avoir donné en public les propositions hérétiques suivantes, nommément: que le Nouveau Testament et l’Évangile du Christ sont purement de la folie, une invention humaine et simplement une fable, et que l'homme fut restauré en faveur de la bonté divine seulement, et non par le sang, la mort et la passion du Christ ; que Christ n'est pas Dieu, ni le sauveur du monde, mais un simple homme, un pécheur et une abominable idole, et que tous ceux qui l'adorent sont d'abominables idolâtres. Il dit aussi que Christ ne s'est pas relevé de la mort ou soit monté au ciel, par la puissance de sa propre divinité, que le Saint esprit n'est pas Dieu, mais une simple non entité, et que le baptême et le Repas du Seigneur sont des rites usuels. La possibilité est, que pour avoir reconnu la grosse incompréhension d'ignorance et de bigoterie, Hamont appelait en question la pleine inspiration des Saintes écritures, la doctrine de la Satisfaction, ou substitution par l'Expiation, la déité du Christ, son affirmation pour l'hommage divin, et sa puissance pour se relever de la mort, la personnalité du Saint Esprit, et les rites du baptême et du Repas du Seigneur, comme perpétuels et tenus comme ordonnance dans l’Église Chrétienne. En tout autre sens, les charges retenues contre lui sont absurdes et pas crédibles. 

Pourtant sur le compte de ces charges, il fut condamné par la Court du Consistoire, le 13 avril 1579 et emmené à la prison du Policier de Norwich. Pour ces choses, et pour avoir prononcé des mots blasphématoires contre la Reine et son Conseil, il fut condamné à avoir les oreilles coupées et d'être brûlé vivant, et sa cruelle sentence fut portée à exécution dans le mois de mais de cette même année, dont la dernière partie d'elle fut faite sur la place du marché et la première au Château de Norwich. Camden, dans ses Annales d'Elisabeth, (p. 285,) dit, "L'exécrable impiété de Matthieu Hamont, laquelle, dans cette période de temps, qu'il écoulait contre Dieu et son Christ, et laquelle est, comme je l'espère, éteinte après son brûlage vivant, et plutôt pour être brûlée en pardon, que rappelée". Sur ce passage, Limborch fait remarquer, dans sa lettre à Locke, datée de 23 juin 1699, à Amsterdam, "J'ai lu dernièrement l'histoire de Camden en Angleterre sous Elisabeth, dans la seconde partie de celle-ci, an 1579, j'ai trouvé ces mots. 'Execranda Matthaei Hamonti impietas, quae in Deum Christumque ejus Norwici hoc tempore debacchata est, et cum illius vivicomburio, ut spero, extincta, oblivione potius est obruenda, quam memoranda'. Je souhaite que Camden avait un peu plus à indiquer distinctement de cette impiété, que l'atrocité d'un crime, méritant d'être vu par une si horrible punition, puisse avoir été rendue manifeste. Nous savons que des erreurs inoffensives sont parfois appelées exécrables blasphèmes et impiétés par les théologiens, dans le but qu'ils puissent trouver certains prétextes pour la cruauté qu'ils infligent sur ceux qui diffèrent d'eux. J'ai recherché en vain davantage un compte plus exact sur ce Hamont, dans les auteurs auxquels j'ai accès, mais je ne doute pas qu'un tel récit puisse être trouvé chez les écrivains Anglais. Vous m'obligerez, si vous pouvez, sans inconvénient, me supplier avec cette histoire". Dans sa réponse, M. Locke dit, qu'il avait recherché un récit plus exacte sur Hamont, mais n'étais pas en mesure d'en rencontré un parmi les écrivains, qui donnerait plus de lumière sur le sujet. Dans une lettre subséquente, cependant, M. Locke donna d'Hollinshed des détails, qui ont déjà été répétés au début de cet article. Crakanthorp aussi, dans sa Défense de l’Église d'Angleterre contre l'archevêque de Spalatre, dit, "Dans la vingt et unième année d’Élisabeth, Hamont, un arien, avec insolence a blasphémé contre le Christ, et l’Évangile, et refusa que le Christ soit Dieu. Il fut brûlé au pieux à Norwich, et souffrit la punition justement due pour son blasphème". 

 

(Vidend. Stotve's Chronicle, A. D. 1579. Locke's Familiar Letters, Lond. 1708, 8vo. pp. 435, 436. 442. 446, 447. Camdeni Annales Rerum Anglican, et Hibernic, regnante Elizabetha, ad A. S. 1589. Lond. 1615, Fol. 1. c. D. Rich. Crakanthorp, Defensio Eccles. Anglican, contra M. Antonii de Dominis, D. Archiepisc. Spalatensis Injurias. Lond. 1625, C. xxxiii. § xvii. p. 204.)

 


 Didier Le Roux
 
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