
Gizelius Eustache, probablement un natif soit de Lituanie ou de Russie Blanche, a été nommé Recteur de l’École à Kissielin en 1634. Dans l'année suivante il fut admis dans la liste des étudiants à Rakow, comme un candidat pour le ministère, ayant eu un jeune noble, de la famille des Niemericius, consigné à ses soins, à la condition qu'il accompagne le jeune homme à ce lieu d'enseignement. Dans les environs de cette période, cependant, la révision de la version polonaise du Nouveau Testament lui fut confiée, conjointement avec Jean Stoinius et Jonas Schlichtingius, et ceci apparu pour l'empêcher d'aller à Rakow dans l'année 1636. Mais à la fin de cette année ses vues étaient encore dirigées ici ; et il obtint une lettre de recommandation du père du jeune noble avant mentionné.
En 1638, un plan fut proposé pour élargir et embellir l'école à Kissielin, et formant une institution similaire à celle du collège à Rakow, lequel était alors sur le point d'une dissolution, Gizelius fut employé, pour instruire les élèves les plus avancés dans la première classe, deux heures par jour, sur de tels sujets tels que le responsable de l'école déterminerait, jusqu'à l’arrivée d'un nouveau Recteur, qui a été engagé par Ruarus. En 1640, une censure sévère fut passée sur lui, par le synode de Kissielin, pour certaines idées qu'il avait encouragées, et pour lesquelles l'épithète de “scandaleux” fut appliqué ; aussi bien pour certains livres, évoqués pour être d'une tendance dangereuse, qu'il avait préparés et publiés. Quelles ont été ces idées, nous ne les tenons pas, mais qu'elles semblaient particulièrement néfastes par la majorité du synode est clair, car un traitement d’excommunication était tenu contre lui, s'il persistait à les défendre et répandre. Une injonction a été mise sur les Ministres de l’Église, pour conserver un stricte regard sur lui de peur que le corps dusse subir une blessure de par son impudence et méconduite. A partir d'une note marginale dans les Actes Synodaux, il apparaît que le traitement d'excommunication fut mis à effet par la suite à Kissielin. Mais en 1646, les Ministres de Volhynie ont été commissionnés pour amener une réconciliation, en l'exhortant à poursuivre une réadmission dans l’Église. Il semble qu'il réussit à être pardonné, puisqu'il est remarqué dans les actes de l'assemblée de Raszcow, en 1655, que Marc Lubieniecius détermina de le prendre dans sa maison pour traduire “la confession de l’Église”, (supposée pour avoir été faite par Jonas Schlichtingius), avec une préface, en langue russe. Sandius and Bock mentionnent les publications suivantes de Gizelius.
1. Une traduction grecque du Traité de Thomas a Kempis "De Imitatione Christi." Frankf. Sur l'Ancien, 1626.
2. Antapologia, ou une réfutation de l'apologie, dont Meletius Smotriski, appelé Archevêque de Polotzk, adressa à la nation russe, sous le nom de Gelasius Diplicus. Polon. 1631.
(Vidend. Sandii B. A. p. 143. Bock, Hist. Ant. T. I. pp. 401, 402.)