Eklablog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

Dümler Nicolas


Dümler Nicolas

  

Dümler Nicolas était le fils de parents honnêtes, mais pauvres, son père étant un mécanicien commun. Il naquit dans les environs de la fin du seizième siècle et alla à l'université d'Altorf dans  l'année 1608. Joachim Peuschel fut parmi les premiers étudiants qui essayèrent de partager sa foi pour la doctrine de la Trinité, mais pour un temps ses efforts restèrent sans succès. Dümler fut amené à entretenir de sérieux doutes sur la vérité de la doctrine de la Trinité, par une conversation qu'il eut avec George Richter, et ses doutes furent confirmés par d'autres conversations qui suivirent avec Peuschel et Martin Ruarus. Il devint ensuite un énergique avocat de la doctrine unitarienne, dont rien ne put l'obliger à l'abandonner, et s'employa activement à la propager parmi ses co-étudiants, soit par l'argumentation ou le prêt de livres.

Dans l'automne 1615, une enquête fut faite sur les opinions des étudiants par le Curateur de l'université, Dümler fut le seul à confesser, sans hésitation, qu'il ne pouvait croire la doctrine de la Trinité, alors en public il dit et produit, sans préméditation, de nombreuses raisons pour la contester. Après ceci, il débâtit de la question pendant un temps considérable avec Jean Fabricius et Jean Schroeder, des Théologiens cultivés de Nuremberg, et n'étant pas convaincu par leurs arguments, on lui demanda d'exprimer ses doutes plus pleinement par écrit. Il consentit à le faire, un "sommaire de la relation de la conférence préliminaire", et une "confession de foi" que Dümler prépara, lesquels sont datés d'Altorf, le 27 novembre 1615, et restitués en totalité par Zeltner, dans son "Histoire crypto-socinianisme" (pp. 1112-1157). Le sommaire est en allemand et la confession en latin, et les deux sont des documents curieux et intéressants dans leur sorte. Dans sa confession, Dümler déclare sa volonté à renoncer aux idées qu'il avait embrassées, pourvu qu'il était convaincu qu'elles étaient fausses, mais étant invité à Nuremberg quelques jours après, mais ayant un pressentiment de crainte qui ne lui autorisait pas, en conséquence d'une prohibition qui avait été émise par une autorité publique pour son départ de la ville, il disparut subitement, le 4 décembre, le jour qui précédait celui pour lequel la discussion sur le sujet devait reprendre, et s'échappa pour la Pologne. 

Le 6 août 1616, Dümler fut cité à paraître devant le conseil de l'université sous dix semaines, et fut averti qu'il devrait le faire sans autres délais, s'il n'apparaissait pas avant l'expiration de ce temps. Il ne répondit pas à cette citation, un décret d'expulsion, ou de bannissement, fut produit contre lui. Les formes de la citation et de l'expulsion furent enregistrées par Zeltner, après moins d'un siècle, et sont imprimées dans le travail mentionné ci-dessus.  

Ruarus exprima la grande considération qu'il avait pour Dümler et la haute estime pour ses talents et conditions, en quelques versets, dans lesquels il dit,

 

Ardore-Tu praevio annos increpans,

Dümlere, cui lanugo vix plagit gensa,

Curas senile in juventute occupas,

Sapientise prudentiseque lumine.

 

Dans la dernière ligne, il est fait allusion au sujet d'une discussion, "De Utilitate Sapientise et Prudentise", dans laquelle Dümler était engagé le 14 juin 1614.

Dans l'année 1618, il reçut une ordination ministérielle, à la même période que Jean Crellius, et étant appointé à la charge pastorale de l'église de Meseritz, il prit sa résidence dans un état voisin, appelé Bobelwitz, (en polonais, Bobowicko), la propriété de Caspar Sack. Bien que régulièrement ordonné au ministère, il déclina le titre de Révérend. Dans une lettre à son ami Ruarus, écrite dans l'année 1619, il dit, "chacun est un Révérend, celui qui poursuit la vertu avec sincérité. J'enseigne aux hommes la voie de vérité au mieux de mes capacités, à certains lieu et temps: vous faites de même, quand les occasions vous sont offertes. Pourquoi alors devrions-nous, dont l'amour, la foi, la vocation sont identiques, avoir le désir d'assumer différentes fonctions ?" Dans la même lettre, Dümler fit allusion, dans les termes suivants, pour l'offre de Professeur à Cambridge, laquelle Ruarus, avec des motivations consciencieuses, déclina. "Vous avez bien fait, mon plus illustre Ruarus, en étant strictement conscient, non seulement pour votre religion et la façon de la pratiquer, quand ils vous attirent, ou plutôt essayent de vous attirer, par promesse. 'Notre sainte profession,' comme vous dites sagement, 'doit être exercée en vue du ciel.'  Ne laissez aucune menace du mal, ou promesse de bien, nous priver de ce sentiment. Chacun qui admire la vertu, admira votre fermeté en cette matière".

Du moment et la manière de la mort de Dümler, ou un quelconque écrit qu'il pourrait avoir laissé derrière lui, exceptée la confession déjà mentionnée, il n'est rien connu: mais Zeltner dit, qu'il mourut peu après le retour de Ruarus d'Angleterre en 1619, sur le compte d'un profond silence à son sujet, dans toutes ses lettres écrites après cette période. La seule notification sur lui dans une lettre de Jean Crellius à Cornelius Marks, datée du 21 janvier 1625, à Rakow, dans laquelle l'écrivain simplement dit, "Vous pouvez tout apprendre de Dümler de notre ami Ruarus".

 

(Vidend. Bock, Hist. Ant. T.I. p. 322, 323. Zeltneri's Hist. Crypto-Socin. Altorf. p. 203-208. 377. 423-428. 528-530. 778. Supplém. pp. 1112-1157. Ruari Epist. Cent. ii.N. 22.)

 


 DidierLe Roux
 
Retour page d'accueil
___________________________________________________________________________________________________________________
Le Roux Didier- Unitariens - © Depuis 2006 - Tous droits réservés
"Aucune reproduction, même partielle, autres que celles prévues à l'article L 122-5 du code de la propriété intellectuelle, ne peut être faite de ce site sans l'autorisation expresse de l'auteur ".
 
 
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article