Acontius Jacques
A con
tius Jacques, (Italien Giacomo Aconzio,) est né à Assona (Val di sole, dans la province de Trento), dans le début du seizième siècle. Nous apprenons d'une lettre, qu'il adressa à John Wolfius, de Zurich, qu'il reçut une éducation pour la profession d'homme de Loi, et après il passa de nombreuses années à la Cour ; cependant, se complaisant pas dans ces exemples de luxes et de flatteries, mais engagé dans les devoirs d'un laborieux service. Dans une autre lettre, adressée à son ami, Francis Betti, il parla de leur état d'exilés de leur pays natif, par amour de l’Évangile.
Acontius quitta l'Italie en 1557, et s'installa en Angleterre, où il fut employé par la Reine Elizabeth en qualité d'ingénieur militaire. Il joignit l’Église des Étrangers des Frères Augustin à Londres, et reçut la censure de Grindal sous le compte de la liberté de ses opinions religieuses. Peu est connu de son histoire subséquente, mais Cheynell nous informe, qu'il était vivant à la fin de l'année 1613. (The Divine Trinunity, p. 443.)
Peltius, dans la Dédicace de son "Harmonia Remonstrantium et Socinianorum," l'appel "clandestinus Socinianorum assecla," et Pareus, dans une lettre écrite le 1er mars 1613, et adressée à N. N., le mentionne, en liaison avec Bonfinius, comme favorisant secrètement les sociniens. Voctius dit, que les arminiens firent une grande utilisation de lui, et que celui-ci était un qu'il avait retiré d'être socinien, mais était pour le moins coupable d'un syncrétisme socinien, parce qu'il expressément condamna l'hérésie des sabelliens, bien qu'implicitement il favorisa celle des photiniens. "Cette homme modéré", disait Cheynell, (p. 446,) "ne disait jamais, qu'il soit nécessaire pour notre salut de connaître et de croire que le Père, le Fils, et le Saint Esprit sont un et le même Dieu, qui est le seul vrai Dieu béni à jamais". Pierre Ramus atteste son admiration pour Acontius, comme une personne qui fut longtemps favorablement connu dans le monde par les excellents monuments de sa sagesse, et Commenius rendit une honorable mention de lui, dans la préface de son "Idea oe Epitom of Natural Philosophy." Rivet parle de lui comme le précurseur, ou u ami de lutte des sociniens, et Arminius l'appel "dvinum prudentiae et moderationis lumen."
Il fut l'auteur d'un travail en latin en huit livres, intitulé "Stratagème Satanique," qu'il dédicaça à son employeur, la Reine Elizabeth. De son travail il fut dit, par les lecteurs orthodoxes et hétérodoxes, qu'il était un antitrinitaire. "C'est son travail principal et conçu dans son troisième livre, "disait Cheynell, (p. 447, ) "qui est maintenant en Angleterre, et dans son septième, dont j'espère ne sera jamais anglicisé, pour montrer, qu'il y a seulement les points nécessaires, pour être crus pour l'accomplissement du salut. Mais Acontius n'est pas très modeste qu'en il vient à passer une sentence sur les Anciens, qui étaient rigidement orthodoxes, et fidèlement sévère en requérant aux hommes de croire à ces grands articles de foi, quand ils discouraient sur la foi de l'homme malade de la paralysie, il disait, 'Credebat enim (ut par est,) hominem eum qui Jesus diceretur, &c.' 'Car il croyait (en toutes probabilités disait le traducteur) que le même homme dont le nom était Jésus venait de Dieu, et était en la faveur de Dieu, et cependant il espérait que par ces moyens il recouvrirait sa santé. Mais il connaissait toutes les choses dont l'Eglise avait pour longtemps comptées comme les Articles de Foi nécessaires à être crus pour le salut, la probabilité d'une question qu'elle est, et je la laissais à chaque homme pour juge. Il y a de même beaucoup de textes pour le même but.' Au sujet de la foi d'Abraham il parlait quelque peu comme un arminien, et un anabaptiste, mais concluait comme un socinien, qu'Abraham croyait, 1. Qu'il serait le Père de nombreuses Nations. 2. Que les Nations seraient heureuses de sa semence. 3. Assez au sujet du Pays de Canaan. 'Mais,' disait-il, 'de ces points de religion dont c'est de juger chaque corps est tenu pour connaître le peine de la damnation, nous ne lisons aucun mot. Oui, et le mystère du salut lui-même par sa semence est très étroitement et obscurément promis.' Je connais Acontius reconnaissant le Christ pour être le Fils de Dieu, et pour être Dieu, et ainsi comme le font les sociniens en un certain sens, comme nous avons montré : Mais alors Acontius qualifie tout d'une super diversion. 'Beaucoup de choses,' disait-il, 'peuvent être reconnues, par lesquelles nous puissions être sauvés, doivent être et être réalisées : Alors que nos péchés étaient pour être abolis, et que par un homme sans péché, et d'une infinie vertu et puissance, et cependant il est le Fils de Dieu, oui, Dieu, et le semblable.' Et alors il mélange présentement certaines choses d'une moindre conséquence, et conclu ainsi. 'Sans aucun doute il peut évidemment nous apparaître que ces choses soient nécessaires d'être connues, ni nous devons avoir un plein texte des Écritures qu'il prononcera, quelque soit ce qui est nécessaire pour être donné, qu'ainsi (pour atteindre le salut) doit nécessairement être cru.--Mais il n' y a aucun Témoignage des Ecritures que je connaisse dont je prononce, que tout ce qui doit être fait doit être cru.' Par cette saveur vous pouvez pleinement voir, que par lui il devrait être nécessairement garanti pour le salut, que le Christ soit Dieu, abolissant le péché, &c., encore là Acontius n'accorde pas, qu'il soit nécessaire d'être croyant pour obtenir le salut, et cependant il le sortit de son Credo Catholique, et syncrétisme, et encore condamne les sabelliens, qui nient pas la Seigneurie du Christ, mais disent qu'il était un Dieu (et quelque peu qu'ils ne doivent pas avoir dit, ou cru, qu'il était une Personne) avec Dieu le Père? Vous pouvez par cette présente comprendre la modestie de l'homme, et pleurer comme il est mort, 'En modestiam satis perfrictam, usque ad os impudnetiae perfrictam.' Mais si ce septième livre (dont le traducteur n'osa pas s'aventurer en anglais jusqu'à qu'il ait vu comment il le prendrait) avait été traduit, je ne dois rien dire de plus pour découvrir ce subtile Monsieur".
Le "Stratagème Satanique" fut d'abord édité à Bâle en 1565. Une seconde édition de celui-ci apparut au même endroit en 1610, auquel il fut ajouté une Lettre par l'auteur, "De Ratione edendorum Librorum." Une troisième édition fut éditée à Oxford en 1631, et une quatrième à Amsterdam en 1674.
"Il est impossible", dit un écrivain dans le "Montly Repository," (Vol. XVI. PP. 456-458,) "de lire le travail de ce grand homme, sans être ravi avec l'esprit amiable et éclairé qui respire à travers chaque page. Pour notre honte cela doit être dit, que, bien les circonstances sous lesquelles il fut écrit, il est particulièrement en liaison avec l'Angleterre, il n'a jamais été traduit (au moins dans un état complet) dans notre propre langage. Mais il a la mauvaise fortune de trop anticiper les progrès de la civilisation. S'il avait été moins excellent, il aurait été plus gagnant. Un haut éloge fut prononcé sur lui, si je disais que certains des fins passages de Areöpagitica de Milton, peuvent être tracés d'Acontius. Il est mélancolique, cependant, de voir comment les préjudices populaires affectent les grands travaux, même quand l'auteur a libéré ses propres opinions de leur servitude".
"Certains dirent de lui," écrivait l'auteur de "Libres Pensées sur le Religion, l’Église, et Bonheur National," (pp. 223, 224,) "qu'il avait un esprit pour réduire toutes les sectes en une, et de les enfermer dans la même arche, comme Noé fit pour toutes sortes d'animaux, d'où il furent préservés, qu'il soutint par différentes nourritures : d'autres l'accusèrent, qu'en réduisant tous les points nécessaires pour le salut à un petit nombre, et requérait une tolérance pour les opinions particulières, lesquels étaient contre les autres articles, il ouvrit une large porte à toutes les façons de l'hérésie".
Le premier des quatre livres de "Stratégie Satanique" était traduit en anglais, et publiait par John Goodwin, en 1648, 4 to., sur le titre des "Stratégies de Satan, ou le Cabinet Concile du Diable découvert." La traduction ne fut pas des plus heureuses, et plus pour faire justice de la puissance du raisonnement d'Acontius. John Goodwin, cependant, ne s'indigna pas de la cause, car son Épître au Lecteur prouve qu'il fut fermement attaché aux grands principes de la liberté religieuse. La traduction s'est probablement vendue lentement, car en l'année 1651, a partir de l'impression de 1648, il était republié avec le titre suivant "Découvertes Sombres, ou les Stratagèmes Secrets du Diable mis à jour."
Les Travaux d'Acontius étaient :
1. Les Stratagèmes de Satan. Bâle, 1565. 1610. 1631. 1674.
2. Sur la méthode publication des livres. 1610.
3. La bonne méthode d'investigation et de transmission des Arts et Sciences. 1658.
Une Lettre insérée dans la Seconde Partie de Animadv. Philolog. Et Histori. Cap. Iv. & ix. De Crenius. A qui cette lettre fut adressée est inconnu, comme le manuscrit duquel il fut édité était plus défraîchi et usé, et la réalisation perdue.
(Vidend. Zindsey's Hist. View of the State of the Unitarian Doctrine and Worship from the Reformation to our own Times. Lond. 1783, 8vo. Chap. ii. pp. 79—84. M. B. H. apud Mon. Rep. Vol. XVI. (1821) p. 456. CheyneWs Rise, Growth and Danger of Socinianisme. Lond. 1643, 4to. Chap. iv. pp. 36—39. CheyneWs Divine Trinunity. Lond. 1650, 8vo. pp. 441—459. Free Thoughts on Religion, the Church, and National Happiness: by B. M. 2nd Ed. Lond. 1729, 12mo. 1. c. Bayle, Diet. Hist, et Crit Art. Aconce. T. Crenii Anim. Philol. et Hist. P. ii. C. ii. § ii. pp. 30—33; C. iv. § ix. pp. 131 —138.)
DidierLe Roux
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